« Kocc » la terreur !


Il fait trembler le Sénégal. Il attise l’excitation de certains. Il détruit celles et ceux qui se disent victimes. Lui c’est Kocc Barma.

Il est l’antipode du fameux sage Kocc Barma, connu pour ses leçons de vie. Celui là veut moraliser la gent féminine, dit-il, en préférant rendre public leur nudité en un clic.

Le nouveau Kocc est un nandité, un boy town. Il n’a pas les 4 touffes de cheveux du sage qui parle de la Femme (Jigèèn), du Vieil homme (Makk), du Gouvernant (Buur) et de l’enfant adoptif (Doomu Jitlè).

Depuis peu, le gestionnaire de Seneporno est devenu l’ennemi numéro 1 des puritains et de la cellule cybercriminalité de la Police.

Jigèèn sopal tè boul woolu

De nos jours c’est aux femmes de ne plus avoir confiance aux hommes. Elles tombent parfois dans leur propre piège de « mbaraneuses ». L’étau se ressert sur elles quand leurs ébats sont publiés sur le site de Kocc.

Qu’il achète les sextapes ou qu’il les reçoit comme trophée de guerre ou même par conjuration, Kocc est cette tempête qui secoue l’intimité des couples.

Ces femmes ou filles, victimes de leur amour aveuglé ou de leur « Jonguè bou forokh », finissent par devenir au vu et au su de tous des « kooba » (prostituées ou filles faciles). Mais que dire de ces pervers qui préfèrent exposer ces femmes au monde entier. C’est quoi le fantasme ?

Des hommes d’affaires, politiques, hommes de médias ou autres célébrités qui abusent de la confiance des filles, les enceintent ou même leur ôtent leur dignité hyménale. On en compte par milliers. Ils finissent auréolés, adulés comme des olympiens. Pas de sanctions pour eux les co-acteurs.

Au Sénégal, nos us et coutumes forcent la femme à garder sa fleur alors que les hommes pourront faner autant de fois qu’ils voudront leur tige. Cela est irréversible.

Ceux qui tentent de la jouer à l’occidental finiront par se plier à cette évidence qui renforce la confiance dans le couple. Après tout, une voiture neuve donne plus de confiance qu’une occasion, fut-elle dans un bon état. Prudence chères dames, on vous attend au tournant, tout comptant (cash).

Une société skyzophrène et hypocrite

Le Sénégal est malade depuis toujours. Beaucoup de faits et de scandales qui s’ébruitent ont toujours existé dans nos foyers. Seulement, de nos jours les réseaux sociaux ont amplifié la vitesse de diffusion de ces frasques.

Personne ne peut encourager Kocc dans ses actes. Ni lui, ni un membre de sa « mafia » ne voudraient être acteurs de ces obscénités.

Cependant, reconnaissons que chacun de nous a ce coté « Kocc » en lui.

On est parmi les diffuseurs de ces vidéos sur Whatsapp. On lit plus les journaux qui nous parlent de sexe. Les gens regardent plus les émissions TV parlant de people et de scandales à répétition.

Que dire des sabars, tours, tanebers, et autres yendou … somme toute des séances de séduction ou des travaux pratiques sur la sexualité. Les khakhar lors des mariages, les discussions des groupe Whatsapp « Jongué », « Sama Dieukeur Sama Kharite » etc, sont des plateformes où l’on encourage la débauche.

Dans nos foyers, des filles sont victimes de viols récurrents qu’on étouffe au nom de la Pudeur. Cette même pudeur que doit respecter Kocc pour épargner les filles sur son site.

Les goor-jigeen sont aussi dans nos quartiers, dans nos familles. On les couve, on les chante. On les prend pour des comiques et animateurs durant les sabars, cérémonies de « yébbi » et autres moments de délire.

Le semblant de pays musulman et pudique, que nous revendiquons, a dans ses entrailles une panoplie d’actes et de faits ignobles. Chacun s’en détourne tant qu’on est pas concerné ou devenu une victime collatérale.

En fin de compte Kocc épargne les « Niang-Kharagne Lo » qui exhibent leur fruit de la passion. A l’inverse il sanctionne, ou se fait du fric sur le dos de ces femmes. C’est dommage mais ainsi va notre pays.

Qui est coupable ? Tous !

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