2018, année rouge sang, rouge danger !


Pendant que la France se meut sous la pression des gilets jaunes, le Sénégal lui met en valeur le sang déversé sur son territoire.

On voit partout « rouge » au Sénégal. L’audio des 27mn, iPhone de Habib, la liste des « plans », crimes, meurtres, violences conjugales …. la liste rouge est longue.

La presse, les réseaux sociaux, les grand-places et autres débats informels discutent tous du « mal ». Qu’est-ce qui nous force à le faire ? Notre soif de sang !

La couleur rouge sur notre drapeau nous rappelle le sacrifice de vaillants guerriers qui ont donné leur vie pour notre liberté, pour l’honneur de leur patrie.

De nos jours, l’honneur n’est plus préservé. On se plait à dénoncer le mal chez l’autre pour le déshonorer. Chacun aime montrer que l’autre est le diable et on est soi même un ange. Ce soit disant être auréolé oublie qu’il a les ailes entachées de sang.

Quand l’intimité devient une parure, le sacré un produit commercial, la beauté une exigence, il devient dangereux de s’exposer. On est en situation d’inconfortabilité permenante surtout si l’on a une ombre numérique. Whatsapp, Instagram, Facebook et Snapchat sont devenus les porte-voix des bodio-bodio.

Avant l’avènement du social média, seules la radio et la télévision parlaient en tout temps des faits divers. D’ailleurs, ces faits se déroulaient des jours avant, voire des mois avant d’être relayés par cette presse paresseuse.

Dès qu’une affaire s’ébruite quelque part, les affolés d’affairages (ragots) guettent la venue du nouveau né. Ce bébé numérique fera la joie des voisins du Net mais fera le malheur des géniteurs.

Ceux qui par inadvertance, ou intentionnellement, partagent leur quotidien sur les réseaux sociaux, finiront, inévitablement, par ouvrir la porte de leur jardin secret. Et c’est à ce moment fatidique que vos ennemis vont saliver en récoltant les fruits de votre ego surdimensionné. Ces jaloux ou autres mécontents sont des vampires qui vivent du sang des autres.

Capturer une discussion privée, transférer un audio qui nous était destiné sont devenus des réflexes chez les socionautes. Nous le faisons tous, alors que parfois, même si l’intention est bonne, le geste est à déplorer. « Niakk soutoureu laa ! »

Alors, quand est-ce-qu’on va arrêter de sucer le sang d’autrui et de peindre notre quotidien de faits abominables ? On préfère une vie « rouge sang » à celle « rose bonbon ».

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