Ticket d’honneur


Plus que d’un président réformateur, ce pays a besoin de sincérité d’abord pour avancer. Cette vertu, qui au delà du religieux, doit être du ressort de tout humain.

Oui, on ne la requiert pas qu’à l’église et à la mosquée mais dans les actions de la vie de tous les jours, même les plus insignifiantes.

Elle commence chez le chauffeur de bus Tata qui ne daigne fermer les portes par sécurité, mais le fera une fois arrivé au carrefour à la vue d’un policier sur la route.

De la sincérité aussi pour le groupe de passagers demandant indulgence au contrôleur pour une femme, ou un homme c’est selon, qui n’a pas acheté de ticket. « Yaw baalko, jiggen la. Jiggen dagnkoy suturaal. Yalla moolay fay…patati patata… »

Et que dire du passager qui n’achète son ticket qu’après avoir parcouru la plus grande partie de son trajet. Il se la joue cool, se croyant plus futé. Un jeu que pratiquent certains receveurs, faisant exprès de manquer de monnaie, histoire de grappiller quelques sous.

L’insalubrité publique, c’est aussi la faute de ce passager qui jette avec une déconcertante facilité par dessus bord tasse à jeter, sachet d’eau, pelures de fruits et je ne sais quelles saletés.

Et ça, c’est toi, c’est moi, c’est elle, c’est lui. Ce n’est point le come on town ni le baol baol ni le peul Fouta mais bel et bien monsieur et madame tout le monde.

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