« Nama reey ! »


Merci à "Pod et Marichou" ... vous éveillez les sénégalais sur cette dure réalité

Suite à un article de mon “papeu” et mentor Serigne Cheikh Djitté sur les challenges, j’ai ressenti le besoin de rebondir exactement là où il s’est arrêté. Décidement « no sense bou andaak balaa mooy lii »

« Ahankaay gnokofii defoon challenge bamouy neekh saff kanii … »

On assiste avec horreur et effroi, ces derniers jours, à une succession de crimes, les uns plus odieux que les autres. Des meurtres ! Pas plus ni moins causés par des femmes de sang-froid.

Quand je parle de meurtres peut être pensez-vous à des balles tirées ou des coups de poignards mais non… là il est question de moyens bien plus sadiques avec des cas de brûlures de 3eme degrè …

L’ébouillantement ça vous dit quelque chose ? Moi je la définirai comme la nouvelle technique de neutralisation des woudj indésirables !

Bien que ces derniers temps ont été très « hot » dans le sens propre, comme figuré, pour notre « team gnarel », les cas de brûlures à l’acide, à l’huile ou à l’eau bouillante ont longtemps défrayé la chronique des articles de faits divers.

Ne nous emportons pas, il n’y a absolument rien de nouveau si ce n’est des vérités qui nous sont tombées dessus comme des claques pour nous rappeler à quel point notre société est « en panne ».

Les coups de machette ou carrément bruler vif son compagnon à l’essence, des actes monstrueux mais qui nous confrontent à une réalité laide et amère. « Nobeunté ba kheey di reyeunté ! lolou mo khew Senegal… »

Crime passionnel

Adel et Caïn, vous vous souvenez… Le premier crime à avoir été commis sur cette terre était de nature passionnelle. L’amour, la muse préférée de nos poètes et artistes aujourd’hui est le moteur de ce bain de sang.

quel désastre causé par la jalousie … !

Où se trouve le problème ?

A mon avis, il est loin, beaucoup plus profond, beaucoup plus enfoui, beaucoup plus complexe. Avant, et bien avant dans les anciennes concessions, les femmes s’entretuaient de façon bien plus subtile à travers des potions des poisons et des mixtures. Les coépouses n’étaient pas épargnées, les maris et encore moins les enfants.

Djiguéen yagg na def yeufou assassins !! « Damay dem thi paa kanka moussa mou reyaal mako mou deii » ça vous rappelle des choses n’est-ce pas ? Rien de nouveau ! Ne nous emportons pas, il n’y a aucune nouveauté à la méchanceté humaine. Juste de nouvelles techniques.

Le problème, c’est que nous avons tendance à sous-estimer la force de la haine et à sur estimer notre force psychologique. La colère est très mauvaise conseillère et dans la vie, il n’est pas dit qu’il faut tout encaisser.

On ne nait pas mauvais, on le devient. Et même qui plus est, Commettre un acte mauvais ne nous rend pas automatiquement mauvais. Commettre un acte mauvais ne signifie pas qu’on est foncièrement mauvais.
Chaque vie suit un itinéraire qui lui est propre, des expériences qui lui sont uniques. Chaque individu voit et perçoit différemment.
Nous ressentons différemment, analysons différemment, réagissons différemment.

Le « à ta place, je ferai » est une expression très biaisée parce que personne ne peut être à la place de personne.

Mimitisme inculte

Nous avons une culture d’adhérence. Oui, il faut toujours adhérer à un courant, une pensée, une idéologie et des fois on oublie d’être soi-même. On oublie de rester fidèle à sa nature profonde. On oublie qu’avant tout, être en phase avec soi-même devrait être le dénominateur invariable de chaque équation.

Vous vous demandez sans doute où est-ce que je veux en venir avec ma théorie à deux balles. Eh bien, les crimes passionnels commis par des hommes sont beaucoup moins récurrents que ceux commis par les femmes. Du moins au Sénégal au vu des faits divers …

bokkou weursseuk dongg la nakk.. té meune na raféééte !

Pour moi la raison est simple, l’homme est beaucoup moins soumis à cette psychologie de l’adhérence. Il est beaucoup plus libre dans ses pensées et se soucie moins d’afficher un certain conformisme face à la société. Il est par conséquent beaucoup plus fort mentalement, beaucoup plus équilibré psychologiquement et beaucoup plus mûr dans ses choix.

Il sait dire « NON », il sait « REFUSER », il sait dire « JE NE VEUX PAS DE ÇA », il sait dire « JE NE PEUX PAS SUPPORTER ÇA ». Il sait affronter les « à ta place, je ferai », il a cette force et si cela pouvait s’appliquer aussi pour les femmes.

Si nous pouvions avoir cette force, pas tous, mais beaucoup de drames auraient pu être évités. Nous sommes prisonnières d’un suivisme qui nous pousse droit vers la démence.

La femme, contrairement à cette pensée populaire, n’est pas obligée de tout encaisser, de tout supporter. Chacune de nous connait ses limites et elle est différente pour chacune de nous.

Je sais qu’avec des « Si », il est possible de mettre Paris dans une bouteille. Mais je ne peux m’empêcher de me dire que, Si les femmes essayaient de moins placer leurs équilibres émotionnels (bonheur, épanouissement, choix, VIE) dans celui d’un homme, elles seraient bien moins affectées par les dérives de ce dernier et sauraient « garder la tête froide » face à certaines situations.

Si elles essayaient de prendre plus de hauteur par rapport à la société et à leur regard, elles cesseraient peut être d’encaisser au-delà de leurs limites et sauraient faire les bons choix au lieu de se torturer psychologiquement au point d’atteindre un « point de non-retour ».

Le jour où on en sera là, ce jour sera témoin certes de crimes qui attesteront de l’imperfection du monde dans lequel on vit, « ay assassins chroniques Moom meunta gnaak ». Mais je crois fermement qu’il y’en aura beaucoup moins de ce genre.

Je suis consciente d’aborder un sujet assez sensible et je tiens à présenter humblement mes sincères condoléances aux familles des victimes de ces drames.

Je vois déjà les commentaires du style, « tueur égale tueur !! », alors n’hésitez pas à me démonter dans les commentaires.

A vos claviers !!!

Auteure : Ndoumbé Ndiaye Diallo

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