Sénégal-Pologne : Après l’euphorie, place au diagnostic !


Qu’elle était belle et souhaitée cette première victoire en Russie. Bravo à nos jambaars (guerriers) qui ont rallumé l’euphorie de 2002. Le coach Cissé a surpris plus d’un avec un nouveau système de jeu qui favorise l’esprit de groupe et non les individualités. Zoom sur ce qui est à refaire ou à ne pas reproduire lors des prochains matchs.

Nos forces

La nouvelle tactique de Cissé a porté ses fruits. Le Sénégal joue désormais avec un solide rideau défensif et surprend avec des contre-attaques. Est-ce le prototype de la Team 2018 ou bien une parade pour stopper Lewandowski et ses co-équipiers ? On en saura quelque chose face au Japon.

Notre défense est, selon moi, notre meilleur atout. Koulibaly et Sané rassurent. Le duo a su contenir la seule vraie menace polonaise, Poloski, comme l’appelle une amie MDR. Ils couvrent et couvent leurs caporaux Sabaly et Wagué. Le jeune Wagué avait mal entamé le match en laissant trop d’espace entre lui et sa défense axiale. Heureusement qu’il a vite pris confiance et a fait un parfait match. Il est pour moi la révélation de ce début de tournoi. Avec le renfort constat des milieux défensifs qui se relayent, à savoir Gana et Alfred, nous pouvons espérer un mondial sans trop de buts dans nos camps.

J’allais oublié … un excellent Khadim Ndiaye qui a seulement fauté sur le but polonais par manque de concentration. C’est d’ailleurs sa seule tare qui poussent certains à douter de sa lucidité MDR.

Nos faiblesses

Ce mondial est celui du pragmatisme. Qu’importe le beau jeu que vous déployez, si vous ne marquez pas vous pouvez préparer votre retour au bercail. Donc on doit être plus percutant devant. On doit marquer des buts construits et non ramassés au pif.

Sadio Mané a joué trop lent et trop bas et parfois un bouchon se créait dans le coin gauche avec Sabaly et Mbaye Niang. Ce dernier doit avoir plus d’espace à lui pour devenir le vrai meneur de jeu de la team. Ainsi, notre Mané national pourra mener les attaques frontales ou latérales en s’appuyant sur Sarr, l’autre antilope du groupe. Notre attaque doit être plus vivace et compter sur sa pointe de vitesse pour lancer des contre-attaques à concrétiser.

Enfin, nos joueurs doivent être lucides en zone ennemie. Marquez sereinement des buts. Il le faut.

Les opportunités

Nous avons des défenseurs qui jouent très bien de la tête en l’occurrence Kouly et Sané. Qui ne se souvient pas de la grosse météoroïde que Kouly avait envoyée dans les buts de Buffon en Champions League. Usons de nos grandes tailles sur les balles arrêtées.

De même, les lions doivent se baser sur la vidéo assistée pour provoquer sur la surface de réparation adverse. Nos flèches, Sadio, Sarr ou Diao Baldé, qui sont très à l’aise ballon pied, doivent chercher la faute dans les 18. Cristiano Ronaldo en a bien profiter contre l’Espagne pour casser très tôt le rythme de la machine rouge. Cependant soyez malins sinon bonjour les cartons.

Les menaces

Russie 2018 affiche une autre nouveauté au delà de la VAR (vidéo assistance pour l’arbitrage), il s’agit du cumul consécutif de cartons jaunes. En effet, si Gana et Sané reçoivent un carton jaune contre le Japon, ils seront disqualifiés face à la Colombie. 2 cartons consécutifs éliminent le joueur sanctionné pour le 3e match. Vigilance alors pour 2 de nos meilleurs atouts.

L’autre peur à laquelle que les lions doivent apprivoiser c’est la combativité. Les japonais en ont à gogo. Les samouraïs ne reculent devant rien et lâchent rarement du leste. Idem pour les autres équipes qui ont fait fureur durant ces matchs de poule. Elles ont été, presque toutes, très combatives en défense et en attaque.

Évitons aussi des blessures en jouant des acrobaties inutiles lors des simulations de faute ou en allant cogner un adversaire en meilleure position de riposte que soi. Ça ne sert à rien.

Voilà une analyse non exhaustive et personnelle de ce premier saut des gaïndés (lions) dans la toundra du Mondial.

La joie et l’espoir sont au rendez-vous. Mais gaffe à l’excès de confiance, il nous reste de gros morceaux à avaler, l’un à la sauce japonaise et l’autre colombienne.

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