Faut-il brûler BIRIMA ?


Il est de ces types d’homme que le Sénégal aime tolérer et, franchement, je ne sais pas pourquoi. Que ce soit dans le milieu politique, culturel, religieux ou homme de média tout simplement, nous avons souvent des profils dont personne ne veut.

Des gens qui ont le sang à la bouche, le feu dans les yeux et des défécations dans la tête. Birima est de cette race d’homme.

Le public l’a découvert par le biais de l’émission Jaakarlo-Bi. Un individu commun, très commun. Rien dans son parcours ne justifie sa présence sur le plateau de cette émission, ni son parcours, encore moins sa posture. Mais cela ne semble déranger personne.

On découvre alors l’homme Birima. Un colosse arrogant, au visage lourd et empâté, un nez camus, une bouche large qui débite des insanités à longueur d’émission.

Tout le monde y passe, du présentateur aux différents chroniqueurs de l’émission, de l’invité du jour à la plus grande sommité intellectuelle. Si tu n’es pas dans la même ligne politique que lui, c’est des attaques directes qu’il te sert, aucun argumentaire, aucune logique, juste la défense d’intérêts de personnes et de partis qu’il prend le soin de sélectionner, minutieusement, sous le regard complice de la Télé Futurs Medias qui semble se délecter de la situation.

Sa sortie face aux étudiants qu’il traite de pute et dont il menace de mort a fait un grand écho dans le contexte de la mort Fallou SENE. La vidéo en question daterait (à vérifier) de 2 ans donc bien avant la mort de l’étudiant. Dans tous les cas, c’est une incitation à la violence, il demande à ses camarades de prendre les armes et de se battre contre les étudiants et de les tuer s’il le faut. Cette déclaration est d’une gravité inouïe. On attend la réaction de la justice.

Ce sont des andouilles comme Birima à qui on donne la parole tous les jours, qui occupent nos médias, abrutissent le niveau des débats et endorment l’opinion.

Ils alimentent les petites querelles de position, accentuent les différences, attisent le feu entre les différents camps.

Mais tout cela montre, à suffisance, que nous vivons dans une société anomique, totalement désintégrée. Ceux qui font de la recherche, qui sont dans les universités ou ailleurs, dont la parole peut faire crédit, on ne les entend jamais.

Ils sont terrés dans leurs bureaux ou laboratoires, écrivent des livres et publient des articles dans une logorrhée que seule une certaine élite peut comprendre laissant la place aux frustres comme Birima qui crachent du feu qui, un jour, finira par les consumer.

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