LISTAB : Les démons de la division parmi nous …


Le 31 mai marque la Journée Mondiale Sans Tabac (JMST). Au Sénégal, c’est une date qui est devenue, depuis quelques années, un moment fort de plaidoyer et d’actions dans la lutte contre le tabagisme, notamment grâce à une société civile forte et unie.
La Ligue Sénégalaise contre le Tabac (LISTAB), organisation faîtière regroupant une trentaine d’associations membres, avait non seulement fini de faire porter à une seule voix, celle du Dr Abdoul Aziz Kassé, le plaidoyer de la société civile sénégalaise mais aussi et surtout à faire voter une loi forte en 2014.
Oui, parce qu’en 2011 quand la LISTAB était portée sur les fonds baptismaux elle n’avait qu’un seul objectif : doter le Sénégal d’une loi anti-tabac forte, en conformité avec les recommandations de la Convention Cadre de lutte anti-tabac (CCLAT) de l’OMS ratifiée par le gouvernement sénégalais depuis 2005.
Quatre ans après avoir atteint son premier objectif, la LISTAB avait décidé d’évoluer autant dans son organisation interne que dans la révision de ses objectifs dorénavant orientés vers l’implémentation de la loi de 2014. Le Dr Kassé, en grand monsieur, a porté avec honneur et intelligence ce processus de mutation jusqu’à l’assemblée générale ordinaire du 27 janvier 2018 où il passa le témoin à la cardiologue le Dr Adja Mariétou Diop.
Mais voila, les ambitions mesquines de certaines personnes ont vite fait de mettre à nue les vrais visages de ces « acteurs de la première heure » : ceux des démons de la division.
En effet, au lendemain de cette assemblée générale organisée dans la plus grande transparence, des candidats déçus ont vite fait de crier aux irrégularités et tenté de jeter le discrédit sur la légitimité du nouveau bureau. Et pourtant, ces mêmes personnes ont porté de bout en bout le processus ayant conduit à l’AG, initiant même des conditions de participation strictes ayant fini par se retourner contre elles.
Mais en mauvais perdants, ils ont enclenché une procédure de diabolisation et des manipulations médiatiques ayant fini par décourager certains partenaires qui se félicitaient de l’union sacrée constatée au sein de la société civile sénégalaise. Ces personnes à qui la Listab a tout donné (responsabilités, privilèges, notoriété etc.) ont fini par s’accommoder de leur situation et penser que LISTAB était leur bien privé. Personne ne doit la diriger à leur place.
Cette JMST sera donc célébrée avec un parfum de division marqué par une procédure interne qui devrait aboutir à une radiation des membres dissidents par le nouveau conseil d’administration de la LISTAB. Le point de non-retour semble être atteint et rien ne sera plus comme avant.
La lutte va-t-elle survivre à cette crise ? Espérons-le pour l’image du Sénégal et la jeunesse de ce pays.
Le tabac tue, mais pas seulement les fumeurs : combattons-le ensemble !
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