Le parrainage : Nouvelle démocratie !?


Depuis peu, au Sénégal on parle de parrainage. C’est devenu le sujet politique en vogue. Tout le monde y va de sa sauce. Il y a même certains juristes très proches du gouvernement qui osent dire qu’il existe depuis belle lurette au Sénégal.

Mais ce parrainage n’est apparu que depuis peu dans l’échiquier politique en vue de l’organisation des prochaines élections présidentielles. C’est quoi au fait le parrainage ?

C’est une procédure qui permet à un candidat à la présidentielle d’apporter la preuve d’une certaine légitimité en se prévalant de l’adhésion et de la signature d’environ 65. 000 citoyens. Ce nombre est calculé en fonction du nombre de personne inscrit sur le fichier électoral. Chaque candidat doit apporter 1% de signatures de personnes valablement inscrites sur cette liste.

Mais QUID du fichier et des cartes d’identité ?

Ces cartes qui nous ont coûté près de 50 milliards de nos francs posent beaucoup de difficultés. On ne peut en user devant un tribunal faute d’affiliation sur la carte. On ne peut pas demander un certificat de nationalité ni un casier judiciaire avec ces nouvelles cartes dites CEDEAO. Les cartes, faites dans la précipitation avec une mauvaise gestion dont a fait montre l’Etat, avaient fait couler beaucoup d’encre durant les élections législatives avec des erreurs de photos, de sexe, de nom et autres.

Certains citoyens n’ont toujours pas reçu leur carte et passent leur temps à courir de gauche à droite pour enfin obtenir le précieux sésame. Ce parcours du combattant, beaucoup de sénégalais l’ont vécu et on est toujours dans le vif du sujet avec la révision de la liste électorale qui est toujours en cours.

Après le problème des cartes d’identité, il faut se pencher sur le fait de savoir quel est l’organe qui sera chargé de vérifier la validité des signatures et qui sera garant de l’impartialité. Une impartialité pointée du doigt ces temps qui courent avec la remise en cause du principe d’impartialité au sein même de la justice sénégalaise avec l’affaire Khalifa SALL qui n’a pas fini de faire des émules, sans compter la démission du magistrat M. Ibrahima DEME qui alerte dans sa lettre ouverte sur le malaise au sein de la justice.

Il faudrait soit annuler ces parrainages, soit en garantir le respect avec une mise en place d’une cellule indépendante non gouvernementale et non partisane. Mais laquelle ? L’avenir nous le dira dans les mois à venir.

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