Sénégal : Quand le front social affiche le malaise et annonce les prémices du chaos !


Lorsque la débandade d’une ébullition sociale soulève un brouillard d’incertitudes, le regard qui se voudrait perspicace et transcendantal chercherait dans les méandres de la mêlée, les signes précurseurs qui entraîneraient son diagnostic dans une odyssée observatoire, profondément vers les bas-fonds des miasmes sociaux.

C’est ainsi que nous nous sommes proposés, sans émotion aucune, de par un coup d’œil qui se voudrait objectif, d’essayer de disséquer les sombres horizons d’un environnement social où la montée de l’obscurantisme aurait stimulé une révolution véritable des idées, par ailleurs, la révolte infortunée afin de conjurer les contours du malaise générateur de peur et de torpeur.

Les alertes se révèlent ainsi de taille, suffisant pour que ce coup-d’œil se soit érigé en laser, pas pour aboutir à des détails mais plutôt chercher à dégager un ensemble de pistes sous l’angle d’une problématique générale, sorte d’invite, qui interpelle le lecteur et le l’entraîne à nous accompagner dans les tourments de la réflexion puisqu’il constitue notre semblable.

Ici, le déclic comme l’aurait préfiguré l’allégorie du titre, résiderait dans le caractère angoissant d’un climat social tendu, avatar d’un chambardement généralisé, et qui par moment, semble vomir des étincelles. De l’autre côté du regard, se perçoit les pourfendeurs de serment en duel contre les prédateurs de serment à travers un antagonisme qui éternise un spectacle dégoûtant, faisant entièrement fi de tout sermon et totalement de l’intelligence collective. A partir de ce moment, ces larrons, comme possédés par une certaine boulimie psychique à caractère politique, impitoyablement, se livrent à une phagocytose, minimisant les galops de la misère populaire et s’affranchissant entièrement des clauses du contrat social. Et dans un contexte pareil, il est encore beaucoup plus inquiétant, d’observer ce scénario de religieux, qui, étonnamment, arborent des attributs de courtisans pour s’agglutiner aux portes des palais et espérer glaner des faveurs de la part des princes.

Fort d’un tel constat, se conçoit dans la ligne de cette problématique, un ensemble de questions qui tarauderaient l’esprit des observateurs les moins avertis. A cet effet, devrons-nous adapter la latitude stérile du spectateur quand notre paix sociale ne tient plus que sur des ficelles ? Que faire face au désarroi d’un pays installé plutôt que prévu dans une campagne électorale, à priori, synonyme de mille et une forme d’hostilités, pendant que l’école publique, sensiblement atteinte, agonise, bat de l’aile, s’affale et échoue piteusement dans les rues publiques d’une République qui se veut normale ? Que craindre quand notre médecine, laissée à elle- même, se trouve plus souffrante que les patients auxquels elle est censée assistée et sauvée, occasionnant ainsi la révolte des mains expertes ? Quelle attitude adaptée lorsque la justice de mon pays, telle une épée de Damoclès, momentanément, se dégaine dans les feuilletons de théâtres juridico- politiques, où des protagonistes, éhontés et touts dénudés de scrupules, se donnent des coups de sabots dans un ring au regard d’une opinion hypnotisée ?

Tant de pensées nous tenaillent davantage et les interrogations précédentes comme les suivantes restent encore toutes entières. Quelles solutions préconisées lorsque des rapaces, sous l’angle de leurs serres poignants, transcendent notre vigilance et en arrivent à arracher à notre insu, les poussins couvés par et pour notre affection ? Sénégal, pays mien ! Réceptacle d’une teranga tant fanfaronnée ! Qu’est devenu ton socle de valeurs, naguère, firmament de béatitude et de bonne humeur ? Sous quels cieux fleurissent les germes de ta morale, de ta courtoisie, seuls remèdes de cette hérésie? Voilà une trame de monologues qui, en filigrane, suggèrent un certain nombre de pistes d’analyses en raison de leurs formulations métaphoriques.

Dans ce ordre, l’esprit stimulé et regardant, les yeux fermés mais méditants, déchaînent nos sens, en marche, au bord d’une quête, vers l’infini … Nous parviens alors un faisceau de réponses mais nous n’avons plus foi aux apparences. Perplexe, nous attendons la visite des muses. Si seulement elles nous parvenaient cette nuit, dès demain, nous nous ferons mage lorsque l’horreur aura fini d’engloutir les ténèbres !

Auteur : Djiby FAYE

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