Dans les profondeurs du spleen : Bébé Fallou Diop ou les échos de l’horreur qui tracassent la conscience des Hommes !


L’ignominie a atteint son paroxysme et le constat est sans appel, donc terrifiant.

Il s’en est allé avec sa pureté, sûrement par un labyrinthe de la cité vers une fenêtre ouverte des cieux. Les échos des cris du petit Fallou Diop sont ainsi effrayants et depuis le royaume d’outre monde, voilà qu’ils résonnent dans les confins de la conscience humaine collective.

Un acte d’accusation et d’interpellation qui permet aux enfants purs, innocents mais assassinés de se sublimer pour reprendre le dessus sur la mort et interpeller les Hommes.

Oui, le petit Fallou DIOP, ici, se serait érigé en porte parole de tous ces enfants, véritables anges de la création, décidément proie des prédateurs, lâchement abattus dans une société dite constituée d’Hommes détenteurs de raison et précurseurs de morale.

Pour une fois d’exceptionnel, Allah aurait grandement ouvert sa porte à ce martyr de l’innocence pour lui donner la parole afin qu’il raconte en compte rendu, des horreurs humaines ou encore animales de notre ère. Ces horreurs qu’il connaît pourtant bien, Lui, le Créateur, Omniscient, qui, un jour – j’ai bien peur – Lâchera par l’effet de sa colère les foudres de la malédiction sur les Hommes.

Bébé Fallou Diop, ainsi, nous interpelle à nous tous à travers ce tableau catastrophiquement sombre de notre nature qui préfigure la victoire de l’instinct sur l’idéal humain. Ces cris sont encore perceptibles comme tracas de notre conscience déchirée par tant de maux, par tant d’atrocités…

Arraché très tôt à sa maman …. 🙁

J’observe mais la réalité est toute angoissante … L’horreur a vaincu la morale, le mal a dompté le bien, le bestiaire a englouti l’humain, la civilisation est morte, l’Homme est périmé, le monde est absurde. Partout on entend les échos de l’appel humain qui, désespérément, se heurtent au néant du silence déraisonnable du monde …

Je suis perplexe, je suis meurtri, je suis ahuri, je suis atterré. Pourquoi tant d’ignominies ? Oh, ma conscience, je ne savais point que les hommes pouvaient être si mauvais, si atroces, si bêtes … Je ne savais point que la nature pouvait se révéler si horrible, si macabre, si effrayante …

Je ne savais point … mais je voudrais savoir, j’aimerais comprendre, je voudrais être édifié sur pourquoi voulons-nous stimuler les torrents du désastre … Je voudrais savoir afin d’espérer apaisé les souffrances d’une conscience ensanglantée et qui s’est longtemps mis à sangloter …  Je voudrais savoir …

Ce soir, dans le calme éloquent de la nuit, je consulterai les muses pour s’enquérir des fondamentaux qui entretiennent et irriguent les racines du mal, du devenir de cette humanité presqu’embarquée dans les eaux du déluge…

Allah reconnaîtra les monstres, les chasseurs d’esprits…


Auteur : Djiby Faye

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