Professeur, Songuema niou jákárló


Loin de moi l’idée de défendre le « Professeur » des sénégalais qui, selon certains, n’en serait finalement pas un d’après la législation académique.

Le philosophe s’est attiré la violence en voulant lever un coin du voile sur le viol. D’ailleurs, il reconnaît cela dans la vidéo où il donne sa « part de vérité « : ce sont les risques de la prise de parole en public.

Mais cette nouvelle polémique nous donne à voir comment la dictature de la pensée unique sévit dans notre société.
Face à la furie de la vindicte populaire version digitale, tous se joignent à la masse sans même comprendre le pourquoi du comment de la chose. Combien sont ceux qui ont regardé l’émission ou qui ont visionné l’extrait incriminé.

Il me semble qu’il nous est difficile de faire la différence entre interpréter et extrapoler les paroles d’autrui.

Méfions-nous de cette démocratie digitale qui s’embrase aussi vite qu’un feu de paille mais ne fait hélas pas long feu. Toujours le même scénario : déclaration ➡ interprétation ️➡️indignation ➡️condamnation ➡️Et puis rien en fin de compte !

D’autre part, l’émission au cours de laquelle ces paroles ont été proférées est à l’image de la place publique du pays où le bon côtoie le moins bon, le médiocre toise le sensé. Sur cette lancée, la parole publique se libère et parfois se fait insolente. Comme un banc diakhlé télévisé, on passe du coq à l’âne dans les discussions pour ne rien dire à la fin.

N’empêche cette émission est encore diffusée comme tant d’autres de la même teneur dans le paysage audiovisuel sénégalais. Cela grâce à la dictature de l’audience.

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