Football sénégalais : Entre népotisme et scandales


Le Sénégal est ce « pays de football » qui n’a jamais rien gagné sur le plan continental. Ce pays au « potentiel énorme » qui finit toujours par décevoir. Le pays des « beaux parleurs ».

La dernière gifle reçue vient du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et démontre encore à souhait combien « nous sommes irresponsables ». Il y’a eu des morts, des coupables désignés et mis en prison, une équipe suspendue… et le TAS est venu tout balayer ou presque.

Comment en sommes nous arrivés là ?

Comme dans presque tous les domaines, nous sommes prompts à rédiger des textes et/ou voter des lois mais nous sommes également efficaces pour les contourner ou les ignorer.

Diamil FAYE, Président du Guédiawaye fc et expert de la FIFA, est devenu un paria en voulant exiger aux instances de notre football le respect des textes qui les régissent. Entre les pratiques occultes, les compromissions et la gestion impartiale des conflits, Diamil, qui est très à cheval sur les textes, a vécu l’enfer durant ses six dernières années à la tête du club de la banlieue. Le conflit liant sa société JAPPO SA à l’Association GFC est un exemple illustratif de la gestion chaotique de notre football où l’approche clanique crée scandale sur scandale. Dans cette affaire, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a écarté le monsieur alors que la chambre devant arbitrer ne s’était pas encore prononcée. Juste parce que M. FAYE empêche de tourner en rond.

Quand il y a perte humaine on parle on punit et après retour à la case départ …

Et ce problème n’est pas encore définitivement réglé que le TAS, en donnant « partiellement » gain de cause à l’USO dans ce qui est appelé le drame de Demba Diop, vient pointer du doigt toute l’irresponsabilité dont font preuve nos instances de décision. Ces dernières avaient décidé de reléguer le club lébou en division régionale avec une amende de 10.000.000F CFA. Finalement Ouakam reste en ligue 1 et ne payera que la somme dérisoire de 500.000F CFA.

La colère des mbourois est compréhensible devant cette décision du TAS mais celui-ci n’a fait que dire le droit, sans état d’âme. En effet, le match ayant conduit au drame était organisé par la ligue de football professionnel (LSFP) : donc elle est la première responsable. Pourquoi son Président n’a jamais été inquiété ? Allez savoir !

La FSF est délégataire de pouvoir et donc indirectement responsable. Elle n’a pas osé sanctionner la LSFP pour ses manquements. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme. Elles ont préféré jeter toute la responsabilité sur l’USO et emprisonner ses supporters les plus malchanceux. La vérité a fini par nous rattraper, comme toujours.

Cela n’est il pas suffisant pour nous réveiller et comprendre que la performance du haut niveau exige de la rigueur, de la compétence et de la froideur dans les prises de décision ? Non, semble-t-il. On continue de nourrir la « mafia » et de promouvoir la médiocrité en attendant le prochain scandale pour pleurer et chercher un bouc émissaire.

Nous ne sommes pas prêts pour GAGNER. Tout simplement !

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