Du massage à la passe


« Mine ngua ndakarou khame nguani ndakarou nekh na wawaw ». Cette chanson de Youssou NDOUR sied bien à l’ordre du jour car Dakar, la capitale du Sénégal, est en passe de devenir la capitale du sexe.

Catastrophe, me diriez-vous mais c’est la triste réalité. Les maisons closes avec entremetteuse n’est plus on the top mais elles prennent la forme de maisons d’hôtes, d’auberges de jeunes filles. Cette chair fraîche, tellement prisée est à portée de main. Les gens y entrent et sortent à leur guise, No stress !

Hormis ces maisons, les filles prennent un appartement et y élisent domicile pour recevoir le client, ce qui ne date pas d’aujourd’hui. Le sommet dorénavant est à portée de clic : les salons de massages. Ils pullulent sur le net dans chaque recoin de site d’informations.

On nous matraque, on nous attaque avec ces publicités de salons de massage. Ces derniers proposent des massages toniques, brésiliens, corps à corps, fait avec sensualité en toute discrétion et j’en passe. Tout en mettant un point d’honneur à décrire leur forme et autres pour appâter le client, ce, au vu et au su de tous, certains en font même un business, créent des pages Facebook à cet effet ou font des publications dans des pages dédiées au commerce. Ils créent également des groupes Whatssap, le tout agrémenté d’un prix et d’un numéro de téléphone avec photos à l’appui.

On est arrivé dans les méandres d’un mercantilisme sans nom où la chair est monnayée à vil prix au plus offrant. Même s’il existe une cellule contre la cybercriminalité au Sénégal personne n’intervient. On dirait qu’on est sur l’Avenue PONTY où les vendeuses de sexe font aumône de leurs largesses. Pauvres de nous et des adolescents qui en raffolent à cause de l’appât du gain.

Qu’on se le dise, on est tous complices de cette mafia qui travaille sous nos yeux. On préfère les fermer et aller tranquillement à la mosquée ou à l’église comme si de rien n’était car ce sont nos pères, frères, oncles et cousins qui alimentent ce réseau car ils en redemandent « ndakh doyoul bay dess ».

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