Cachez ce luxe que Nous, Pauvres, ne saurions voir


Pensez à nous, pauvres comme notre Pays, qui n’avons pas de quoi jeter par-dessus l’estrade d’un Grand Théâtre ou d’un Théâtre national

Vous avez multiplié les parrainages au nom de pontes du pouvoir et autres richards, nous n’avons rien dit. Vous vous êtes érigés en thuriféraires attitrés et temporels de tous ceux que nous avons nommons à des postes de responsabilité supposés juteux, nous n’en avons eu cure.

En préparatifs de vos cérémonials, vous nous matraquez à longueur de journée et obstruez notre paysage médiatique mais nous n’avons toujours rien dit. Alors de grâce, chers gaspilleurs paradeurs, épargnez-nous pareil spectacle pire que vos piètres prestations à nos yeux et oreilles !

Nous savons que ce n’est ni l’amour, ni l’oreille musicale qui mènent à vous vos fidèles.

Nous savons que de la chaussure au Boubou, en passant par la distribution de biens et leur déclamation tout haut tout fort du nom de leurs propriétaires, rien n’est désintéressé. Tout est ostentation. Oui, nous en sommes conscients.

Vos parents ne mangent pas à leur faim … et vous devenez des DAB durant une nuit au Grand Théâtre. pfff

Mais de grâce, cachez-nous cette grossière manifestation d’opulence que nous ne saurions voir ! Pensez à nous, pauvres comme notre Pays, qui n’avons pas de quoi jeter par-dessus l’estrade d’un Grand Théâtre ou d’un Théâtre national.

Nous les aurions chéris ces billets, avant de les remettre, après maints efforts, pour les dépenses de nos ménages. Nous nous démenons pour nous procurer pareils que ceux avec lesquels vous vous amusez. Nous les regardons filer à contre-cœur lors du paiement de factures toujours amères. Si nous n’osons exiger de la compassion, nous sommes en droit de vous demander de ne pas vous moquer pas de nous.

Nous sommes des milliers de jeunes sans un seul sou en poche. Nous sommes des milliers de vieux, malades et indigents sur qui des parents veillent en songeant à comment nous payer les soins d’hôpital ou à attendre que nous mourions.

Nous sommes des milliers aux « marmites » à l’avenir culinaire incertain. Ceux, qui dans votre environnement, endurent, souffrent, mais ne s’affichent pas, ceux qui mettent sous voile leur dignité pour tendre la main à plus aisé.

Imaginez nous, Nous qui vivons sans le sou, les désœuvrés, oisifs qui chôment et auraient bien aimé prendre mieux soin de « l’âne que vous maltraitez ainsi ». Pensez à nous et cachez-nous vos parades de luxe insultantes. Signé : Un Pauvre parmi tant d’autres

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