Le vol « AIBD » en zone de turbulence


L’Aéroport International Blaise Diagne est sans doute l’une des plus grandes réalisations du Sénégal en matière d’infrastructures. On se doutait bien qu’il y aurait des problèmes dans la conception, la réalisation et même l’exploitation d’un ouvrage d’une telle envergure. Cela se comprend.

Ce que l’on ne peut pas comprendre par contre, c’est que le gouvernement du Sénégal décide d’inaugurer un aéroport qui n’est pas encore fonctionnel avec tous les risques que cela peut engendrer. Et pire, l’on veuille faire croire aux sénégalais que tout va bien, tout marche, que les conditions de vol sont favorables.

Comment madame la ministre des Transports Aériens, Maïmouna Ndoye Seck peut affirmer qu’« aucun manquement ni précipitation n’a été décelé dans la livraison de l’Aéroport international Blaise Diagne », alors que des camions citernes chargés de kérosène en provenance de Bel-air ravitaillent les avions immobilisés sur le tarmac de DIASS ? Est-ce que ce la Société de manutention de carburant aviation Dakar-Yoff (Smcady), chargée de mettre en place les cuves à kérosène, avait notifié à l’Etat du Sénégal que les installations ne seraient pas prêtes à la date du 7 décembre ? N’est-ce pas de la précipitation madame le ministre que d’inaugurer un aéroport sans zone de fret opérationnelle ?

Tous ceux qui ont transité via AIBD affirment qu’il y a un problème réel d’organisation. Des « coxeurs » interpellent les clients comme au garage de croisement Keur Massar pour leur proposer des services de transport vers Dakar, Mbour, Saly ou autres localités de l’intérieur du pays. Ceci pose des problèmes de sécurité au sol pour des touristes et autres hommes d’affaires venus de partout dans le monde.

Cloués au sol pour combien de temps … ??? nawwlééne waye

Le transport vers DIASS reste difficile, des embouteillages monstres aux points de péage à certaines heures. Si vous devez prendre un vol à 20h, vous devrez quitter Dakar à 15h  pour espérer arriver à Diass à 18h et faire ses formalités avant d’embarquer. Les travailleurs de DIASS souffrent le martyr à cause du manque d’eau et l’absence de restauration, ou trop cher pour leurs salaires. Les représentants de compagnies aériennes se plaignent des conditions de travail avec des bureaux très étroits, donc inconfortables.

C’est vrai que les nuages d’orage peuvent entraîner des turbulences. L’erreur serait de ne pas voir ces nuages ou faire semblant de ne pas les voir.

L’on peut mieux comprendre pourquoi la Reine d’Espagne a atterri à Yoff, lors de son récent séjour à Dakar, alors qu’AIBD aurait fait notre fierté comme y étaient les Présidents du Gabon, de la Guinée Bissau et de la Gambie lors de l’inauguration. Yoff, qui est à quelques mètres du Palais, est en effet le meilleur point de chute pour les officiels. Il faut le reconnaître.

Par ailleurs, Air Sénégal ou Sénégal Airlines – on se perd finalement – n’a toujours pas décollé alors qu’elle devait inaugurer la piste d’AIBD, avait annoncé et promis la ministre de tutelle.

Pendant que ce 15 décembre les aiguilleurs du ciel boudent la tour de contrôle et les routes aériennes, posons nous la question, légitime, de savoir quand est-ce-que le ciel de Diass sera dégagé pour que tout se passe sans incidents.

Un ciel clément sera un grand soulagement pour les passagers et les travailleurs de l’AIBD.

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1 Comment

  1. Abdou
    15 décembre 2017
    Répondre

    ils sont nuls, c’est tout !!!

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