Pourquoi doit-on-célébrer le Gamou ?


Je ne suis pas un spécialiste en théologie ou en droit musulman, je n’ai aucunement la science pour apporter une argumentation juridique sur la célébration ou non du Maouloud. Néanmoins, j’ai quelques réflexions, peut être ignares ou légères, mais je vais les poser quand même comme elles me viennent à l’esprit.

Le 12 du mois de Rabi’ Awal est important pour le prophète Mohammed. Il est né et décédé à cette même date. Cela ne peut pas être une date fortuite, redoubler d’effort dans l’adoration de Dieu et prier pour son prophète ne peut être que bénéfique. Cela me parait très contradictoire d’envoyer en enfer des gens qui choisissent une journée, qu’ils jugent importante, de se réunir, et de multiplier les actes d’adoration.

Peut-on récolter du mal en faisant du bien ?

Se souvenir de la venue de Mohammed Ibn Abdallah au monde, quelque part au milieu de l’Arabie, dans un contexte d’assombrissement de l’empire romain sous les coups des barbares, des premières paroles de Dieu à lui soufflés par Djibril, des souffrances, des combats, de l’abnégation du plus grand homme que l’humanité ait jamais connu, ne peut pas être hérétique.

Se remémorer ses premiers pas dans la propagation de le religion musulmane, de la manière dont il a invité ses compatriotes arabes à tourner le dos aux divinités traditionnelles, et d’adorer la Seule et Unique Divinité qui soit, Allah, de tous les efforts qu’il lui a fallu pour soumettre des hommes au bord de la décadence aux piliers de la Foi musulmane, ne peut pas être impie.

Une nuit célébrée à Tivaouane, Medina Baye, Niassane, Touba, Diamalaye etc ne peut pas être un bidaa !

Choisir ce jour pour louer les qualités de ce meneur d’hommes efficace, montrer à des générations et des générations de jeunes musulmans comment cet homme hors norme, le Meilleur des êtres, a fait pour soumettre à son autorité la péninsule arabe en moins de dix ans, comment il a fait pour instituer la Charia, ne peut pas mener en enfer.

Choisir la date du 12 du mois de Rabi’ Awal pour réciter les paroles qui sont sorties de sa sainte bouche, paroles venant de Dieu, retranscrites dans un recueil appelé Coran, qui est considéré comme la plus importante œuvre de l’Islam, n’est pas un renégat.

Se souvenir de la date du 12 du mois de Rabi’ Awal, date de son rappel à Dieu, de sa longue et douloureuse maladie, de sa tombe qui est creusée à l’endroit même de sa mort alors qu’il avait 63 ans, mesurer l’ampleur de son œuvre, nous exhorter à suivre sa lumière n’est pas un « bidaa » ou un mauvais « bidaa » si vous voulez.

Alors, célébrons cet événement où retenons nous de juger nos frères musulmans à l’intention louable. Nous devons nous unir et point nous diviser, surtout dans le bien !

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