Faux médicaments : Consommation « 100 » dangers !


La récente saisie des tonnes de médicaments contrefaits à Touba est révélatrice d’un mal national qui ne pourra pas être atténué par des antalgiques. Venant de Chine, d’Inde ou de Nigeria, ces déchets toxiques aggravent encore plus nos maladies dormantes et ne peuvent sauver que ceux qui vivent de ces trafics.

Touba, terre promise, est devenue le refuge de gens malintentionnés qui investissent des millions pour récolter des milliards, tuant au passage, silencieusement, des milliers de concitoyens. Les divers trafics (voitures, armes, médicaments) qui sont tus dans la ville sainte sont de vraies tumeurs à détruire avant que tout Touba ne soit en métastase.

《La politique de l’autruche》

Le gouvernement sénégalais est tout aussi responsable de ce laisser-aller dans la vente des faux médicaments au Sénégal. Les mailles du filet sont si grandes qu’à dos d’éléphant ont peut faire rentrer des tonnes de médicaments falsifiés dans ce pays.

Pendant que la lutte contre les drogues dures se fait au microscope, on badine avec la santé publique avec des médicaments qui tuent à petit feu et en grand nombre.

L’Afrique a enregistré en 2016 près de 600.000 morts à cause des faux médocs. Qu’en est-il du Sénégal où près de 10.000 nouveaux cas de cancer sont décelés chaque année ?

Des étales à ciel ouvert qui ne dérangent personne …

《Touba, l’immunisée》

Touba est devenue intouchable puisqu’étant la 2e ville à plus forte influence électorale. Ce pseudo-statut politique paralyse également les autorités qui ne daignent pas de mettre fin à ce trafic, bien portant lui.

Tenez vous bien, plus de 350 dépôts de vente de faux médicaments prolifèrent, au vu et au su de tout le monde, à Touba contre une cinquantaine d’officines légales. Pis encore, ces dépôts illégaux se donnent des cures de jouvence à l’approche des grands événements pour mieux vendre et s’identifient avec des enseignes « Pharmacie …. » comme si elles étaient autorisées.

Le commerce de détails se fait à la devanture du principal hôpital de la ville sans faire sourciller personne. Le plus grand marché est le cœur de cette mafia à ciel ouvert. Les business-men qui gravitent autour de ce fructueux trafic sont influents et disciples de marabouts super puissants de la ville. Diagnostic : un virus indestructible.

Un professionnel du secteur m’a soufflé à l’oreille qu’une enquête d’Interpol sur les faux médocs dans les pays de la sous-région a récemment exempté la région de Diourbel. La cause : Touba ! Et à Darou Mouhty, qui ne ressort pas de Diourbel, les saisies ont été inutiles puisqu’après des interventions, de qui on sait, les médicaments ont été rendus aux propriétaires malfaiteurs.

Pendant qu’on détruit 1 tonne, combien de tonnes sont absorbées par nos concitoyens ?

《Qui pour arrêter l’hémorragie ?》

Si ce n’est l’Etat, si ce ne sont les marabouts qui les abritent en forteresse imprenable, il faudrait que les sénégalais eux mêmes prennent cette question en main. Comment me diriez-vous ? Eh bien en n’étant pas trop proche de nos poches. Faire un gain de 1000 francs et se retrouver dans un bloc opératoire quelques semaines plus tard n’en valent pas la peine.

Arrêtons de tuer nos parents et malades en leur achetant ces médicaments sans effets bénéfiques. Le malheur est qu’on sait tous que ces comprimés trop bon prix n’ont pas tout ce qu’il faut pour être efficaces.

Le Sénégalais aime la facilité, le gratuit, le dépannage. Sachez que quand on dit que la santé n’a pas de prix, c’est autrement dire qu’il faut y mettre le prix.

Sur ce, consommez ces médicaments 100 dangers et réservez votre place à Baqiya, Yoff et autres lieux où le silence est forcé et éternel.

Précédent WADE ou Macky, Qui est le maître du « Je » ?
Suivant Émigration : La Green Card passe au rouge

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *