PhD : Travaillez, prenez de la peine !


Papa Wemba l’avait chantonné sur un rythme de rumba très agréable : « travaillez, prenez de la peine … » Quelle belle leçon de la Vie.

La Vie nous pousse aujourd’hui à faire les choses facilement, plus à l’aise quand on compare avec les siècles passés. Mais, la technologie doit-elle nous pousser à tout faire facilement ? Pire, à gagner notre Vie facilement ?

Depuis que le « door waar » est sorti de son « waar » et ne fait plus son « waaref » il n y a que des « door » (marteau) à en plus finir !

Mais pourquoi travaille-t-on ?

La THÈSE 🤓

Le travail est la raison d’être de la Vie sur Terre. Cette punition et condition sine qua none de notre survie nous condamne à vivre à la sueur de notre front. Sentence divine !

Travailler est une façon d’acheter sa liberté. Liberté de se procurer ses envies et désirs, liberté de subvenir à ses besoins de survie, liberté de s’affranchir des tâches pénibles. Plus notre Travail est rentable, plus on est tend vers une certaine liberté.

Mais, ce n’est pas toujours le travail qui nous libère. C’est parfois notre conscience qui fait notre liberté ou notre servitude.

Waaw léne coumbaa, daane doléy rékk !

L’ANTITHÈSE 😠

« Beugg lou yombou » c’est une phrase qu’on taxe souvent ceux qui ne bougent pas le doigt. Ceux qui n’ont pas assouvit une soif ou une faim. Ceux qui ne coupent pas les chaînes de la honte ou de la servitude (dagg boumou gathié yi).

Vous voyez que quand le travail devient une échelle de considération sociale, il devient un élément de division sociale. Cet agrégat de classification est aussi une force de frappe financière, sociale et même justiciable. Regardez ce qui se passe dans n khéww et tribunaux.

C’est la raison pour laquelle, au lieu de vivre de la sueur de son front, on préfère vivre de celle des autres. Résultat, pas besoin de travailler pour se nourrir, s’affranchir ou réussir. On triche, on truque, on deale, on vole autrui … daniouye doorr rékk !

on veut tous être un Youssou Ndour, va falloir trop et bien trop souvent travailler dur

LA SYNTHÈSE 🙊🙉🙈

Mes chers élèves, j’espère que vous aurez compris la différence et la sensible nuance entre travailler, gagner sa vie et être à l’aise.

Pour les croyants, On travaille pour trouver rédemption à un péché originel. C’est pourquoi l’homme se tue à la tâche pour nourrir celle qui l’avait entraîné à franchir l’interdit, croquer la pomme. Pauvres doomou Adama.

Pour les sociologues, comme mon ami le professeur Ousmane Sams, on travaille pour apporter sa pierre à l’édifice social. Le travail donne une place à l’Homme dans son entourage, sa société. D’ailleurs, nos dirigeants nous rappellent toujours qu’ils travaillent pour eux … oups, pour nous ! Rires.

Pour les capitalistes, on travaille pour survivre puisque « rien ne se partage, rien ne s’offre, tout se gagne ».

Alors pour toutes ces bonnes raisons, travaillez et surtout prenez de la peine car sans peine, le pain n’a pas de goût. « No pain, no game » !

A très vite !

PhD 🕵

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