Urgences médicales : Bonjour la mort


Vous ne savez peut-être pas mais il existe depuis 2014 ce qu’on appelle le COUS (Centre Opérationnel des Urgences Sanitaires), créé par le ministère de la santé pour lutter contre les urgences sanitaires de portée nationale comme Ebola. Mais quid alors des urgences hospitalières rencontrées au quotidien ? Bah euuuuh on ne sait pas trop.

En réalité, si l’état est prompt à créer des programmes pour lutter contre les maladies transmissibles (VIH, Paludisme etc), il est moins pro actif quand il s’agit de doter les structures sanitaires de plateaux médicaux adaptés ou de prendre en charge les pathologies liées à la violence quel qu’en soit le mode. Par exemple, les accidents de la route ont fait plus de 600 morts en 2016. C’est effarant !

Si l’indiscipline des conducteurs et le laisser-aller des forces de l’ordre sont indexés, force est de reconnaître que la prise en charge des accidentés par les services d’urgence laisse encore à désirer. Transport non médicalisé, structures d’accueil manquant du minimum et services d’accueil tout simplement médiocres sont les maux de nos hôpitaux. L’accueil, ah l’accueil dans nos hôpitaux : dangay indi bén fébar gnou yokal laci bénén.

Qui n’a jamais vécu ou connu quelqu’un qui a vécu un écart de langage du personnel soignant au niveau de l’accueil d’une structure sanitaire? Si vous n’êtes pas victime d’écart de langage, vous êtes souvent laissé à votre propre sort, surtout si vous n’avez pas de quoi payer sur vous. Dound gui sakh dagn ko privatiser légui : si t’as pas d’argent pour te soigner dans une clinique, il faudra prier pour que « Malaka Mawti » ne décroche pas ton appel.

Notre plateau médical est désuète, obligeant les malades à pratiquer du tourisme médical dans le Maghreb ou en Europe

La santé est une question de sécurité nationale, l’état doit la traiter comme telle en revoyant ses priorités. Arène nationale ak Train express régional, am hôpitaux you baax moko gueun !

En plus de cela, il faut communiquer. Le pays a été dernièrement pris dans ce qui ressemblait fort à une épidémie de grippe et aucune autorité sanitaire n’en a parlée. Aucune. C’est juste écœurant !

Il existe certes un invariant culturel qui a traversé les âges : l’art de guérir ou l’acte médical dans sa terminologie moderne est jugé à l’aune de son efficacité quel que soit les moyens dont on dispose. En ce sens, l’ingéniosité et la compétence de nos médecins sont soumises à rude épreuve au quotidien malgré la faiblesse des plateaux techniques disponibles. Ils doivent s’adapter.

Cependant, les patients aussi devraient éviter d’attendre d’être en situation d’extrême urgence avant d’aller à l’hôpital. C’est vrai que nous n’avons pas la culture d’aller voir un médecin sans être malade, mais aller à l’hôpital dés les premiers signes d’une maladie peut éviter certaines complications et soulager nos hôpitaux qui manquent cruellement de places aux services d’urgence.

Kou déh di weur dangay moytou fébar !

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