Libérez, provisoirement, Khaf !


Que coûterait une liberté provisoire du maire de Dakar ? Rien ! A l’heure où le Sénégal se dit un pays de justice et que le gouvernement appelle au dialogue politique, procurer une liberté provisoire à Khalifa Sall serait un premier pas vers cette réunification de la classe politique sénégalaise.
Et puis, il est de droit qu’un prévenu demande à circuler et mener à bien ses fonctions pendant l’instruction de l’enquête.
Pourquoi a-t-on libéré, provisoirement, plusieurs messieurs et dames qui vaquent actuellement à leurs occupations, voyagent et s’expriment en public et que l’on refuse ce droit à Khalifa ?
Je ne suis pas un khafiste, non !
Dame Justice peut bien laisser ce haut responsable et président des élus locaux d’Afrique exercer ses fonctions puisqu’il a été élu pour. L’on ne comprend toujours pas qu’une affaire d’environ 40 milliards de faux billets reste en quarantaine et qu’on terre Khaf pour des fonds supposés détournés.
Parlant de milliards, combien de zéro avait-on collé sur le dos de Karim qui un bon jour se la coule douce à Dubaï ? Khaf a-t-il ôté la vie à des co-citoyens ? A se poser toutes ces questions, on peut logiquement admettre que la balance de Dame Justice tend à se déséquilibrer sur cette affaire.
Les sénégalais sont très sensibles à la compassion
Certains pointent du doigt le chef de l’APR et grand manitou de BBY. Si cela s’avérait vrai, libérer le jeune loup solitaire du PS ne ferait que confirmer la conviction mackyiste de tendre la main à l’opposition balkanisée depuis les législatives.
Si les opposants profitent de cette incarcération du potentiel adversaire de taille à Macky en 2019, le pouvoir en place pourrait leur clouer le bec en laissant Khaf se dresser devant eux comme seul chef de l’opposition.
Alors, des bus de DDD sont incendiés, des femmes khafistes veulent se la jouer « Femen » du Sénégal, les médias nous polluent à longueur de journée sur l’affaire, des recours en appel à en finir, des maires du monde décrient un emprisonnement abusif d’un confrère respecté …. Et ça ne finit pas !
Pourra-t-il renverser la machine BBY en 2019 ???
L’histoire de notre vie politique nous a montré que les sénégalais sont toujours solidaires envers les victimes d’abus de pouvoir.
N’a-t-on pas élu un ancien Premier Ministre et Président de l’Assemblée rabroué par son père spirituel ? Cette expérience devrait servir de leçon au pouvoir en place qui n’envisage pas un vote émotionnel des sénégalais en 2019. Ça pourrait bien être la cas !
Faire de la prison porte chance au futur président dit-on. Qui sait ?
Précédent Cancer : Une vie de rose
Suivant Rentrée scolaire, "la Classe"

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *