Cancer : Une vie de rose


La vie est à croquer quand on est en bonne santé. Certains la déguste à peine avant d’être terrassés par une maladie. Quelle dure épreuve. Seuls les plus endurants avec une foi de charbonnier peuvent surmonter.

J’ai vu une brave dame faire preuve de patience durant cette lutte contre le cancer. Elle triompha des balafres de cette maladie. Une vie pas en rose.

Mère de famille, cette dame était belle comme tout. Une beauté tant de l’intérieur que de l’extérieur. C’est sans compter sur un cancer du sein qui allait noircir cette peau teintée au caramel.

Durant plus d’un an, j’ai été témoin d’une lutte longue et interminable entre l’opération pour éliminer la tumeur et des séances de torture contre les dernières cellules cancéreuses. Cette dernière des thérapies est la plus terrible qu’un cancéreux peut endurer. Elle demande beaucoup de résistance, de courage mais surtout de soutien de son entourage.

J’étais là. J’assistais. Je discutais. Je soutenais cette dame.

La chimio … terrible cure !

Elle perdait du poids. Son teint noircissait. Elle perdait sa chevelure. Son dos se courbait. Sa peau devenait un nid de piqûres et de perfusions. La douleur traçait des rides sur son visage. Ses muscles rétrécissaient à cause de l’aigreur de la chimiothérapie. Elle perdait le goût.

Malgré tout, elle gardait sa foi, seul refuge durant cette traversée du désert. Son sourire me renseignait de son état d’esprit. Ses dents étaient tout ce qui lui restait de blancheur. Son cœur, que je ne pouvais voir, restait pur bien que des litres de perfusion transitaient par ce dernier pendant presque un an. Une lumière se dégageait de son visage, un espoir de retrouver toutes ces capacités après cette sombre période. Des médicaments à absorber chaque jour, des infusions d’une aigreur désagréable, des cheveux qui tombent, des ongles naturellement noircis, une pâleur de momie … Un ensemble de désagréments avec lequel on vit.

On devient étrange. Mais pas pour sa famille, ses amis et parents.

Une mutation insoutenable pour certains. L’œil externe qui te scrute, t’épie. Une langue qui parle de ta maladie sans t’apporter un réconfort. Certains ne pourront pas vous approcher de peur de craquer. D’autres, plus forts, seront là pour vous et vous soustraire un sourire difficile en période de douleurs intenses. Je faisais ce rôle de clown aux mille et une blagues pour la faire rire.

luttons tous contre le cancer et assistons les malades …

Mais, cette lutte est un combat individuel et non collectif. Cette dame devait être forte dans son for intérieur. Elle devait résister quand son corps se pliait de douleurs. Ses yeux rivés sur sa famille et son époux qui veulent la revoir debout, elle recevait une nouvelle dose de motivation pour ne pas baisser les bras. Ses proches l’encourageaient à tenir bon. Des acclamations et prières, c’est tout ce qu’on pouvait lui apporter. Le reste, c’était à elle de l’affronter. Une détermination à se rétablir et une endurance à la douleur pouvaient lui permettre de réaliser cet exploit.

Elle sortit de cette maladie plus guérie que jamais. La maladie est une épreuve qui renforce la foi qui purifie et adoucit le malade.

Ce cancer emporta avec lui la peur, le désespoir, la colère, l’orgueil. Il laissa aussi des effets « secondaires » : l’endurance, la magnanimité, la foi, la douceur. Ces « séquelles » sont des qualités rares aujourd’hui, c’est pourquoi elles sont devenues pathogènes pour ceux qui ont un bon cœur.

Telle une rose éternelle, ses feuilles se courbent mais ne tomberont jamais. Par contre, certaines roses ne survivront pas et se faneront.

Bravo chère dame d’avoir donné l’exemple de cette lutte éternelle en soi-même pour la survie, pour la Vie.

Longévité et santé de fer à toi maman, Yaay Kébé !

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