Moi la mort …


Nous avons tous un être dont la disparition nous a énormément affectée. Une mère, un papa, une amie, un mari, un fils, un guide religieux … une personne spéciale qui nous manque plus que tout.

Après tout, la mort n’est qu’un voyage au delà de la piqûre de rappel qu’elle est. Cette discussion vous édifiera sur cette énigme éternelle.

Humain : La Mort, tu es qualifiée comme l’ennemi numéro de la Vie et par ricochet de l’Homme. Qu’en dis tu ? La

Mort : D’abord, merci de me donner l’occasion de parler de moi même qui suis craint par tous, en premier toi qui me lis. Je ne suis pas un ennemi de la Vie. Je suis son complément, son partenaire. Nous sommes des binômes elle et moi.

H : À bon ? Comment êtes vous des partenaires ?

M : Oui ! C’est comme dans le mariage, l’homme et la femme se complètent. Chacun a ses qualités et ses défauts. Moi j’ai été créée avant la Vie pour montrer que j’étais la dernière phase de toute vie. Comment peux-tu écrire sur une feuille noire ou remplie ? Il te faut une feuille vierge. Sans moi aucune vie n’aurait de sens. Je mets en évidence les réalisations, les qualités, les limites, les erreurs d’une personne. D’ailleurs, ne vois-tu pas comment sont traités les disparus ? Ils sont ovationnés et honorés qu’après leur mort.

H : Mais pourquoi tu prends parfois ceux qui sont si jeunes avec un avenir certain et aimés par tous ?

M : L’Homme est un éternel ingrat. Il oublie tous les bienfaits qu’il a. En prenant un jeune célèbre et irréprochable, je lance un message aux autres : faites comme lui avant que je n’arrive. Ainsi, je prends un nouveau né pour dire aux parents que cet être est un cadeau divin, aucun mérite ne vous l’a donné. Je prends une mère à ses enfants pour qu’ils aient plus de courage à affronter la vie et sortir du nid douillet. Je sépare un papa à sa petite famille pour qu’ils se prennent en charge.

H : Tu sépares aussi des amis, des amoureux, des frères …

M : Je brise des liens sacrés pour dire aux témoins de bien traiter les êtres qui leur sont chers avant l’heure. L’amitié, l’amour, la fraternité … tout cela rend votre Vie meilleure. Je me dois de vous plonger dans la douleur. Mais la plupart des gens vont oublier ce rappel au bout de quelques jours. Seuls les véridiques n’oublient pas leurs disparus.

Le parcours de la Vie : un processus naturel

H : Certains ne veulent plus entreprendre puisque tu viens avorter leurs rêves et leurs projets …

M : Les humains voient partout du noir. Ne voyez pas cela comme une démotivation. Au contraire, vous devrez tout faire pour réaliser vos rêves le plus tôt possible. L’Homme a tout pour réussir. Seulement, vous pensez que vous aurez toute une vie pour vous réaliser. Non, entre mon amie la Vie et moi, il y a peu de temps pour reporter à demain vos vœux ni vos actions.

H : Mais est-ce qu’on peut échapper à toi ?

M : Bien sur ! Certains ne connaîtront jamais la mort. Ils laisseront dans la mémoire collective des œuvres, des qualités qui feront d’eux des immortels. C’est pourquoi vous devrez toujours faire le bien malgré vos erreurs. Laissez une empreinte indélébile sur terre.

H : Comment peut-on être immortel quand tu arrêtes brutalement notre existence ?

M : Non ! Je mets fin à vos vies mais pas à votre existence. Je suis un voyage tout simplement vers l’au-delà, pour ceux qui y croient. La Vie me passe le témoin pour que je fasse le dernier sprint. Votre existence est ce que vous léguerez de bien ou de mal à vos proches, amis, collègues etc. Donc, je ne suis pas votre ennemi. Je montre qui vous êtes en réalité et ce que vous faisiez.

H : Tu as raison ! Beaucoup d’entre nous ne sont vraiment connus qu’après leur mort.

M : Quand tu es en Vie tu as tous les ennemis possibles. Quand tu seras mort, tes ennemis et tes amis se réuniront autour d’une même assemblée par ma grâce. Je réunis des parents qui ne se parlaient plus, des gens qui se voulaient mutuellement la mort, des coépouses devenues veuves, des voisins en guerre froide … En définitive, je suis un unificateur.

H : Ton dernier mot ?

M : Vivez !

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