Rohingyas : L’appel salvateur du Dalaï Lama


Le silence de l’opinion internationale est brisé par le plus sage d’entre les influents de ce monde.

Le Dalaï Lama vient au chevet des Rohingyas, ces victimes d’une expression religieuse. Voilà une voix qui aura toute ouïe face au massacre des musulmans de Birmanie.

Ils sont musulmans, voilà leur crime en terre birmane. L’ONU chiffre les déplacés à 313.000 Rohingyas qui ont franchi les frontières bangladaises. Le régime birman ne les tolère, ni les protège des attaques des moines bouddhistes.

Seulement, si le reste du monde n’est pas sensible aux cris de cœur de cette minorité religieuse, le plus célèbre des moines pourrait faire bouger les montagnes. Son prix Nobel, il le mérite pour ses actions qui militent pour la liberté, la tolérance, tout comme la jeune pakistanaise Malala et le sage pasteur sud-africain Desmond Tutu.

Sun Su Kye, la cheffe du gouvernement birman n’a pas mis à l’épreuve le mérite de son Nobel. Beaucoup réclament le retrait de ce prix qu’elle a obtenu en tant qu’opposant d’un régime autoritaire durant plus d’une vingtaine d’années. Aujourd’hui, elle est incapable de se dresser en mur de lamentations pour les Rohingyas. Les bouddhistes, très influents en Birmanie, la contraignent à l’indifférence. Le Dalaï, lui, a envoyé une lettre à l’ancienne opprimée pour lui demander de ramener à la raison toutes les parties (minorités et bouddhistes) afin de trouver un compromis paisible.

Un homme, un croyant en pleur en dit long !

Alhamdoulilah, dira-t-on au Sénégal !

Indignation et prières se font ressentir dans notre pays. Les plus révoltés signeront une pétition pour que cette persécution cesse. D’autres prieront, d’autres écriront, d’autres débattront. La cohabitation religieuse dans notre pays est exemplaire. En Afrique et bien dans d’autres contrées, des minorités religieuses y souffrent.

Notre diplomatie qui vient d’avoir à sa tête un juriste de surcroît militant des Droits de l’Homme, Sidiki, fera-t-il une sortie sur ce sujet ? Sans doute ! Le gouvernement réagira quand des voix plus audibles se lèveront. Tardivement peut être.

Après tout, nous sommes un pays composé à 95% de musulmans et avec une palette de saints et nous sommes aussi membre de l’OCI. Nous réagirons puisqu’on l’a fait pour les morts de Charlie Hebdo, victimes d’extrémistes musulmans.

Espérons que l’appel du pacifique chef tibétain soit entendu par ceux qui, jusque là, font la sourde oreille.

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