Football : Non, Giresse avait tort !


En marge de la 4e journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018, les lions du Sénégal n’ont pu obtenir mieux qu’un match nul en terre burkinabè. Yalwaan bé keupou !

Ce nul rageant, au vu du contexte, suscite moult commentaires et analyses faisant ressortir la fameuse phrase du sélectionneur français Alain Giresse qui disait que « le Sénégal a une haute estime de son football qui n’a rien gagné ». Wakhou borom guémign gouy nathi la rék. Lol.

Non, le Sénégal a un football à son image : suffisant. Revenons juste un peu en arrière pour nous rappeler pourquoi Aliou Cissé avait été plébiscité pour prendre les rênes de l’équipe nationale.

L’ESPOIR placé en lui était principalement guidé par un souhait de le voir insuffler à notre équipe une rage de vaincre permettant au « potentiel impressionnant » que les observateurs nous ont toujours prêté d’enfin gagner. Nous savions donc qu’Aliou n’était pas un fin tacticien mais « un aboyeur » à qui on ne demandait à la limite qu’une chose : donner un mental conquérant à notre potentiel.

Un lion qui remonte le moral à des faux lions … ça ne va pas rugir de sitôt !

Aliou Cissé a donc posé ses règles, imposé sa discipline et forgé un groupe qui, jusqu’à la dernière CAN, faisait plutôt bonne impression sur le plan mental. C’était suffisant jusqu’à ce que le Cameroun nous mette dans sa sauce.

En bons sénégalais, nous avons évoqué « la malchance » pour justifier la déconvenue. Quoiqu’il en soit, le syndrome des buts encaissés dans les dernières minutes semblait s’éloigner peu à peu et les victoires « cachaient » (mal) notre carence en projet de jeu. Mais jusqu’oú?

Ouagadougou semble être le début de la fin pour Cissé. Sawaay meunougn deuk ci khékh rék : football po (jeu) la avant tout. Face au Burkina Faso, Cissé a fini de convaincre ceux qui en doutaient encore qu’il n’est pas là pour faire JOUER son équipe pour l’inciter à « se battre ».

Hier donc au stade du 04 août, on peut dire qu’il a vraiment pris SA première défaite car battu sur son propre terrain (le mental) par 10 burkinabés cramés mais qui en voulaient plus que les sénégalais.

Ces étalons en voulaient plus que les lions. Inversons les rôles bokeu ?!!

Coach Aliou a perdu sa crinière en cours de route et a voulu se contenter de « gérer le match ». Notre nature suffisante semble donc nous avoir rattrapé avant même qu’on ait pu toucher le Graal. Gaawa sour dé lagn déf.

Quand on se fait rattraper au score à 5mn de la fin du temps réglementaire par une équipe jouant à 10 depuis plus de 50mn et dont le danger connu d’avance s’appelle exclusivement Traoré, on peut légitimement se demander si nos joueurs ont réellement cette force de caractère qu’on leur prête depuis quelques temps. Eux qui majoritairement jouent dans les plus grands championnats d’Europe chez des clubs de premier rang sont tout au moins aussi responsables que leur coach. Et c’est bien rageant.

Mais ne nous voilons pas la face: nous ne savons pas encore rugir quand il le faut. Retour à la case de départ.

ESPOIR sama gaayii !

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