StWaly Tine : « Thiatt », la poisse !


Thiatt koumou rayyoule itam sémmal la

Après avoir pris ma dose de « démale takki diabarr » chez mes parents, toutes mes pensées allaient vers 2 personnes : Moussa et Sophie.
D’abord, mon ami d’enfance. Moussa ne sait pas que sa Marème est une mbaraneuse de grande classe. Il ne mérite pas que je détruise son projet de mariage. Seulement, en bon et fidèle ami on s’est toujours tout dit. Et puis Jean ne me laissera pas noyer ce secret. Je fais face à un dilemme digne d’être chanté par Nelly et Kelly. Les anciens s’en souviendront. (Rires)
En prenant la route pour rentrer il m’appelle. J’ai hésité à répondre puisque je ne savais pas quoi lui dire et je devais revoir Jean pour voir comment lui expliquer l’histoire de Marème et Insa. J’ai pris son appel quand même.
Comme toujours il est tout joyeux. A ma grande surprise il était au courant de ma rencontre avec Marème. J’ai compris qu’elle avait pris les devants en disant à Moussa qu’on s’est vu et que je suis heureux pour leur mariage. Il m’annonce aussi que c’est le dimanche en 8 qu’ils seront unis à la mosquée devant parents et témoins. Marème m’avait déjà donné le scoop.

Mane ak Moussa kou narra nieuka diokhé gourroo ????
Je ne savais plus s’il fallait ouvrir la boîte de Pandore ou bien taire ce secret et être, à mon tour, complice. Motus et bouche cousue. Je demande friendly à Moussa de me rappeler que je suis au volant et que je le rappelle une fois à la maison.
Marème est très rusée. C’est une vipère qui a mordu mon ami et lui remet l’antidote. En plus j’imagine qu’elle lui a peut-être avoué ses déboires avec Insa. J’ai juste envie de la voir et lui cracher sur le visage un grand : « beggouma sa djiikoooo » … Tchiippp !!
Ensuite Sophie, la sainte nitouche. Cette fille plus que parfaite qui me fait rêver depuis quelques temps. Elle a tout pour plaire. Sympa, jolie, pieuse, bien éduquée et une taille de guêpe qui ne plaint pas les « diongoma » ni les tailles fines. En plus, je crois que le courant est hyper bien passé avec ses parents lors de notre sortie au Grand Théâtre. Rien qu’en repensant à sa belle dentition et son sourire éblouissant je me presse de l’appeler.
  • – Allo Waly … No déf !
  • Wa Sophie sava, mangui si diam ! Et toi ?
  • – Je vais bien. Mangui done khaar sa appel …
  • – Ah bon ?!
  • – Wi damala namone …
  • – Bah … mala raw !!!!

Marichou day diaye dionguéé rékk wayé yaako meune … khana diongué yiww !!
Là je grelottais au volant que je retenais de mes mille forces. Goney gui daaale dassé boolé dionguéé gou yiwww !!!
  • – Au fait sama keur niom yaye la démone ni et je leur ai parlé de toi. Danioula yakkamté guiss
  • – Ahh lolou massiye guena bégg … diadouna ma khame samay goro !
  • – Ok kholale jour boula arrangé niou andeufa !
  • – Je te dirai d’ici demain …
  • – Baxna, suis au volant on se rappelle si kaname.
  • – Ok sois prudent chéri !
Décidément ce n’est pas seulement ma voiture qui roulait à grande vitesse. Sophie vient de passer le péage de ma vie privée. Elle file direct sur l’autoroute du mariage en destination de mon cœur. Les gendarmes, Papa et Maman, ont mis leur check-point en attendant cette voiture si spéciale qui a tout de bon. Thiééye … Yallah souye dikk dé day méleni lépaay dokh rékk !! Laf Thiateu waaye
A hauteur de la corniche, cette courbe de Ndakarou Ndiaye Dial Diop que j’aime tant, mon téléphone sonne. Devinez qui sait ? Au moment où je priais pour que Thiateu la poisse soit à 1000 noeuds, la voilà revenir sur l’autoroute. Elle est sortie de nulle part ailleurs supposant qu’elle est seule en direction de mon cœur. Wayé labbaliww fass takhoule fassa raww fassanga thia kaname … (Rires)
Je me refuse de décrocher. Il faut que je résiste à cette faiblesse que j’éprouve pour Coumba. Elle persiste toujours et coupe la musique qui retentit dans l’habitacle de ma voiture. Cette chanson de Grand You dit tout sur la tentation d’une vie en couple. Il faut « Be carefull ». Autant pour les femmes que pour les hommes. You don’t know …

Coumba voudra surement revenir au galop … Je dois accélérer la cadence avec Sophie
Suite à 5 appels rejetés, elle m’envoie un SMS. Je freine brutalement en le lisant : « Waly sauve-moi Dembus dinama raye soo nieuwoule ». Je crois être dans un rêve. Est-ce un piège ? J’hésite un instant puis je l’appelle.
  • – Waly téy laay dééé … wouuye Waly dinama raye
  • Héé loukheiww ??
  • – Dembus mofi nieuw mandiii dima doorr …
  • – Héé Coumbaa dalale looye wakh nii… bayile dioye yiii
  • – Daffa yorr paaka ni daff maay raye …
  • Fo nékk ni ???
  • – Mangui teudiou si douche bi ! wouye waly dimbalimaa dinaa déééhh
Sa voix qui grelotte de peur et la scène qu’elle ma décrite m’ont convaincues qu’elle disait la vérité. Cet imbécile et drogué de Dembus s’était encore shooté.
Jason Statam, Le Transporteur, avait un sosie sénégalais tellement je roulais à une folle allure. J’imaginais le pire, Dembus est un fou qui ne recule devant rien. Sa vie est déjà foutue et il cherche à entraîner tout le monde dans sa descente en enfer.
Avant que n’arrive, je prie de ne pas trouver un cadavre dans cet appartement au fond d’un cul de sac dans ce quartier si calme et discret qu’on pourrait se promener avec un éléphant sans se faire remarquer. Je la rappelle.
  • – Waly il va défoncer la porte … Waalyyyyy …
  • – Sorétoumaa mangui à 3mn bloquéle porte bi rékk …
Purééeeee ! Il va la tuer …..

Quoi ?? vous n’aimez pas Jason Statam en toutes options BLACK ?
La voiture passe au dessus des dos d’ânes du quartier résidentiel comme un sprinter qui saute les haies. Je stationne illico devant l’immeuble tel un tank. J’escalade les escaliers. L’ascenseur me fera accuser un retard fatal.
Je trouve la porte bien fermée. Je vais devoir la défoncer. Impossible elle est fermée à double tours. J’appelle Coumba pour lui dire de sortir et faire tout pour ouvrir la porte. Elle n’ose pas, elle est toute effrayée.
Soudain quelqu’un ouvre la porte. C’est le preneur d’otage : Dembus. Il s’est lacéré les avant-bras, comme pour se mutiler et apaiser sa rage de tuer. Il ne s’attendait pas à me voir. Je le bouscule à peine pour qu’il tombe de lui-même tellement il est sous l’emprise de la drogue. Je cours vers la douche pour délivrer Coumba. A ce moment, je pensais que son calvaire était fini. Là, ce n’était que le début de l’horreur.
Dembus brandit son couteau vers nous. Coumba se range derrière moi. Je dois le maîtriser. Aujourd’hui, c’est lui qui devient la proie blessée. Il ne me cédera jamais un titre de sauveur pour celle qu’on se dispute depuis belle lurette. Il me prend désormais pour sa cible.
  • – Yiow yaye nieuw dissi douggaate … Yiow la guenone sokhla sa bakane… téy rékk ma §%$#[ sa N§.µ%£%% …
  • – Coumba poussale …
  • – Wouyaayooooye (Coumba)
Il se lança sur moi avec le couteau de 20 cm qui allait percer ma poitrine. Un reflex d’ancien budoka m’a épargné d’une mort certaine. Je pliais son bras à l’arrière avant que la lame de son couteau n’atteigne mon thorax.

Coumba a mal, mais au fond n’est-elle pas soulagée ???
Mais là, j’enchaîne un mouvement de plaquage et sa tête cogne le muret entre la douche et le couloir du salon. Il tombait sur le parquet en bois avec le front ouvert.
Je venais de commettre l’irréparable. Coumba assistait à la scène, le visage ensanglanté, et restait bouche bée face à cette scène hollywoodienne qui n’aura duré que 5 secondes. Sa tête vidait le sang qu’il contenait. Sa langue pendait légèrement sur ses lèvres.
Coumba s’approchait de lui. J’hallucinais en me croyant dans un film d’horreur. Non, c’était réel. Coumba touchait sa poitrine.
  • – Waly … ki noyétoule …
  • – Coumbaaa ngani lane …
Je sens des sueurs froides couler sur mon front et la montée d’adrénaline compresser mes poumons.
Je l’ai tué.
J’ai tué Dembus ……….
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Auteur : –§ Serigne Cheikh Djitté §– La Tribune 221 CHeikh Al Muntaqa Saalih
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