Y’en a marre, faites gaffe !


Un mouvement citoyen ça défend les citoyens et ça manifeste avec des citoyens et pas des politiciens

Après ma waxone waxet et gor ca wakh ja, Y’en a marre a repris du service avec cette fois-ci lu euppeu tuuru. Pêle-mêle les indignés de la RÉPUBLIQUE se sont rassemblés à la Place de la Nation (ex place de l’Obélisque) : en tête d’affiche, LES POLITICIENS.
Ceux qui ont été élus ici en 2012 ne doivent pas oublier les populations à la base, entend-on à la tribune des lamentations. On dirait que l’histoire se répète.

Mouvement lu euppeu tuuru
Les politiciens en perte de popularité depuis qu’ils ont quitté le pouvoir en ont profité pour avoir quelques minutes de visibilité. Y’en a marre est de plus en plus phagocytée par les politiciens. Certains partis politiques se greffent au mouvement citoyen. L’histoire montre qu’à un moment donné Macky a marché à leurs côtés à un moment avant de s’en détacher. Tey mou wane leine guinaww.
Retour à la case départ alors pour les Y’ENAMARRISTES qui redescendent dans la rue. De quoi se demander si un mouvement citoyen ne devrait pas faire front seul pour ne pas être le fer de lance des partis de l’opposition. Un mouvement citoyen ça défend les citoyens et ça manifeste avec des citoyens et pas des politiciens. Kou nekkeu sa place ndakh kat golo dou bey babou di doundé.

Yakham dotoko defati deh
Et d’ailleurs Aliou Sow, ministre de la Jeunesse sous l’ère du Pape du Sopi, ne manque pas de tacler ces YENAMARRISTES qui ont combattu Wade.
La manif a même enregistré la présence de quelques marabouts politiciens qui n’ont pas (ou pas encore) trouvé le chemin céleste. Ils n’ont pas manqué de sacrifier au noir exigé des manifestants sous leur grand boubou avec des airs sérieux. Cette fois-ci en lieu et place des beukk-negg (chambellans), ce sont des bodyguards qui assuraient leur sécurité.
FEKKE MA CI BOLLE
Ils ont été nombreux à répondre présent à l’appel du devoir patriotique. Tous ou presque. Même des badauds venus plus par curiosité que par engagement patriotique. Une occasion pour quelques oisifs errant de prendre un selfie avec des visages qu’on ne voyait jusque-là qu’à la télé.

Le pari de la mobilisation a été réussi !
Et l’occasion faisant le larron, quelques pickpockets se sont glissés dans les rangs des manifestants pour interpréter à leur façon le Yonnu yokkuté.
En témoigne la mine triste d’une photographe toubab qui a perdu son téléphone portable. La pauvre a perdu un téléphone de rien du tout avec tous ses contacts dedans.
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Auteur : —–§§ Ibrahima NDIAYE §§—– La Tribune 221 Ibrahima Ndiaye
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