Soukeur wala Kaani Koor


Au début c’était une tradition qui permettait de raffermir des liens familiaux socio-affectifs.

Seulement le soukeurou koor tend à devenir le kaani koor tellement il est un fardeau pour les goros qui ont du mal à joindre les deux bouts. Pour certaines, il faut respecter la tradition à tout prix. Quitte à y investir toutes ses dernières économies.
Et c’est là un moment de « défanté » à grand renfort de billets de banque accompagnés de bazin riches et autres sagnsés à la mode.

Yoobu say teraanga. Def ay baakh baakh !
Le lait, le sucre, le café ne suffisent plus pour faire le bonheur de la belle famille. Et pourtant depuis quelques années les paniers ndogou, joliment assemblés et décorés, sont très prisés. Chacun en aura pour sa bourse. Au lieu d’être un mois d’économie finit par être un mois de grosses dépenses. Il faut avoir un bon mari au grand cœur qui décaisse plus vite que les khalé khaliss pour s’en sortir.
Et pourtant, si le soukeuru koor tend à devenir le kaani c’est parce qu’il n’engage que ceux qui y croient. Aujourd’hui, tout le monde s’y met.
Le jeune soupirant fera acte de largesse à la famille de sa dulcinée pour gagner sa sympathie. Samba aalaar nako aalaar geureum. La jeune fille aussi en fera de même pour ses futurs goros.
~~~~~~~~~~~§§~~~~~§~~~~~§§~~~~~~~~~~~~
Auteur : —§ Ibrahima NDIAYE §— La Tribune 221 Ibrahima NDIAYE
Précédent Spécial koor LT221
Suivant De Sopi à Manko

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *