Le fait-chier electo…râle


Pour les non-initiés les tiraillements entre pouvoir et opposition autour du fichier électoral semblent absurdes.
L’époque de bourrage des urnes ou du vote multiple étant révolue, les gouvernants africains des temps modernes se livrent davantage à une lutte féroce pour la maîtrise du fichier électoral et de son processus. Pour les non-initiés les tiraillements entre pouvoir et opposition autour du fichier électoral semblent absurdes.
Loin de là, toi qui réfléchis comme moi ! Pour cause, le manque de confiance entre ces acteurs de la scène politique est plus que flagrant. Leurs violons ne s’accordent plus car l’enjeu est de taille !
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Après le faux départ de 2017, cap vers le nouveau de 2019

Pour l’oligarchie Sall, avoir la majorité à l’hémicycle est un impératif, et ce, à tout prix ! Dès lors les dés sont jetés, les calculs établis et la stratégie à adopter est élaborée sur la base de la cartographie électorale du pays.
Sur cent inscrits, il faut compter avec les décès, empêchements et/ou autres facteurs bloquants pour certains citoyens. Dès lors, d’ici les prochaines joutes électorales, l’enjeu réel est de faire de sorte que la plupart d’entre eux, soient des militants du parti au pouvoir. C’est l’assurance d’un suffrage (sûrement monnayé) plus ou moins acquis à la cause du pouvoir.
Pour cela, tous les moyens sont bons : transfert d’électeurs, mise en place de commissions d’inscriptions secrètes ou obsolètes, élimination d’adversaires politiques etc. Bref c’est le système d’enrôlement des électeurs sur le fichier électoral qui est pointé du doigt. Et si malgré tout cela, un larron venait à triompher, le pouvoir sortira sa botte secrète : le pouvoir judiciaire. Comme pour dire : les institutions de la patrie au service du parti. Braya de Saint-Louis ne vous dira pas le contraire.
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Fagning fay fay fay ! Fagning fay thia !

Aussi étonnantes qu’elles puissent paraître, toutes ces manœuvres sont d’autant plus compliquées qu’elles ne pourraient être possibles qu’avec la complexité de l’administration sénégalaise. Hélas ! Une administration jadis exemplaire, car incarnée par des hommes chevronnés, mais qui sombre de plus en plus dans un patelin où l’éthique et la déontologie sont aux abonnés absents.
Dans une certaine région du centre ouest du pays, c’est le bastion d’un leader incontesté de l’opposition. L’idée serait de contraindre les populations à une inscription massive sur les listes électorales ou, à défaut, créer des conditions favorables à un déroulement violent du vote le jour-j. Incroyable non!
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Voter, un acte citoyen !

Le vote est un droit fondamental. Tout citoyen ayant la capacité juridique et le souhaitant, doit pouvoir le faire sans contrainte aucune.
En conséquence, l’État sénégalais a l’entière obligation de réunir toutes les conditions, de la manière la plus objective, afin que ses citoyens puissent sacrifier à cet acte civique.
Autrement, toutes manœuvres participeraient à priver les Sénégalais d’un de leurs droits les plus absolus.
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Auteur : —§§ Mahawa Semou Mendy §§— La Tribune 221 MaOo MenDy
#ELECTIONS #POLITIQUE #SENEGAL #LT221 #POUVOIRvsOPPOSITION
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