Choukrane !


Au moment où Trump et les chefs d’Etat du monde musulman se réunissaient à Ryad pour combattre l’extrémisme, Mohamed Mujtaba Diallo et Soxna Maam Jaara Ngom rehaussaient à Kuala Lumpur l’image du modèle sénégalais d’enseignement coranique. Choukrane !
Ces 2 jeunes rentrent au bercail avec une consécration mondiale pour le récital du Coran. Mohamed Mujtaba est le meilleur au monde et Maam Jaara est montée sur le podium à la 3e place.
Qui n’aurait pas voulu être leurs parents ? Une autre question me vient en tête. Sommes-nous prêts à admettre que l’enseignement coranique moderne est également productif ?

Bravo à vous, à vos professeurs mais surtout à vos parents !
Qui n’a pas entendu parler de lauréats de Fass Touré, Al Azhar, Kocci, Porokhane qui excellent dans les domaines de l’enseignement, de la diplomatie et dans les ONG ? Ces grandes universités ont su se démarquer des daaras entreprises qui exploitent les taalibés. Je ne parlerai pas de ce business inhumain.
Le modèle d’éducation coranique est excellent au Sénégal. Il devrait être reconnu comme tel au moment où l’école classique française manufacture plus de cartouchards que de références.
Certains me diront que les nouveaux métiers sont seulement enseignés dans les écoles toubabisées. Bah non ! L’introduction des langues française et anglaise est presque générale dans ces écoles coraniques. De même, les pensionnaires sont initiés à des métiers pour certains tandis que d’autres sont des geeks en herbe.

les daaras modernes et internats…..des greniers d’une nouvelle génération de jeunes intellectuels
Maintenant, qui d’entre nous, parents, frères ou sœurs est prêts à envoyer sa progéniture dans ces écoles d’excellence ? Peu !
On crie sur tous les toits que les daaras sont une expérience très difficile, très dure pour les enfants. En lieu et place on préfère choyer ses petits princes qui n’auront en fin de compte pas ou peu d’enseignement religieux, ni une préparation aux péripéties de la vie, au sens du partage et de la vie en groupe.
Les daaras réussissent à faire d’une pierre trois coups : enseignement religieux, éducation rigoureuse et formation professionnelle.
Avant de clore, Choukrane à ceux qui partagent, likent les prestations vidéos et supportent nos 2 champions, Mohamed Mujtaba et Maam Jaara. Reste à passer à l’acte.

au delà de la surexposition médiatique, c’est un tout un business qui pervertit la jeunesse!
À nos nombreuses télévisions productrices d’émissions où des Maam Jaara et Serigne Saliou font fureur dans la chanson, mettez en avant la réussite de Mohamed Mujtaba et de Soxna Maam Jaara.
Et pour finir, pour les toubabisans assimilés, « Choukrane » veut dire « Merci » en arabe, une langue comme toutes les autres.
Bien souvent, cette belle langue est mal étiquetée aux arabisants qu’on voit d’un œil de « naar bou nioule ». Aatadir (nos excuses) chers frères et sœurs de l’enseignement islamique.
Ilal liqa ! (Au revoir)
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Auteur : —§ Serigne Cheikh Djitté §— La Tribune 221 CHeikh Al Muntaqa Saalih
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